Daniel Maigné pratique la photographie pour des projets narratifs dont les propos sont conduits par des syntaxes variées : immersions, réflexions sur le pouvoir et les limites de l'image, essais de langage poétique et plastique,...

Les expériences, instituées chacune en propositions plastiques autonomes, ont toutes le dénominateur commun d'exprimer une forte préoccupation humaniste.

- En prise sur le vécu, la série " Vents du Sud " traverse les genres habituels (personnages, paysages,...) dans un paradigme sous-tendu par des racines intimistes et des choix plastiques : forme carrée, douces lumières, gris veloutés. Cette chronique s'attache à révéler les ambiguïtés secrètes de la vie quotidienne. 

Les séries "Vents d'Autan" et "La profondeur des champs", extraites de cet ensemble, ont été publiées indépendamment de l'ensemble.

- Dès le départ de la série " 75 / Paris ", la photographie, jusque-là carrée, a été resserrée dans une contraction verticale, suggérée par la permanente présence d'immeubles aux côtés des rues de déambulation. Puis, sous des lumières violentes, s'est imposé un travail contrasté du noir, expiant le gris de la météorologie parisienne. Enfin, cette somme de vues prises au jugé est articulée en une continuelle fluidité où s'inscrit une nostalgie intemporelle.

- Le concept " X & Y " est une métaphore à l'humour piquant, où la photographie égrène un catalogue tout en obsessions sensuelles. Une économie de moyens propose, dans l'esprit de calligraphies et de planches d'entomologie, un langage universel du désir, depuis la sphère intime jusqu'au fait de société. Dans cette équation (pour deux inconnus,...), l'objet trivial suggère les tensions et les distorsions du projet amoureux.

      2016 par Daniel MAIGNÉ Photographe.